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III Entre l'approche ascendante et l'approche descendante

  On distingue deux approches d'intelligences artificielles. Celles-ci sont tout de même des I.A. mais leur complexité est très différente bien que pouvant avoir une base commune, le calcul.

  Les intelligences artificielles citées ci-dessous dans la première partie ne sont pas nécessairement basées sur des algorithmes mais ce sont les images qui illustrent probablement le mieux les termes expliqués.

Dave Boweman & Frank Pool dicutant de Hall9000 dans une
capsule du vaisseau Discovery One. (2001, l'Odyssée de l'Espace)
I/ l'approche ascendante

  L'approche ascendante, qualifiée d'"I.A. forte" est l'approche la plus similaire à ce qu'on imagine, à ce que nous montrent des films tels I. Robot, AI artificial Intelligence, ou encore -un des premiers- : 2001, l'Odyssée de l'espace.

  Il s'agit de partir de données élémentaires pour arriver à quelque chose de très complexe, d'imprévisible qui est alors presque quelqu'un avec un comportement humain, ou du moins, s'en approche.

  Cette I.A. peut s'adapter et sait évoluer : on peut penser à EDI, l'I.A. du film Furtif. Elle emmagasine de nouvelles informations et peut modifier son propre fonctionnement. VIKI, l'intelligence artificielle fonctionnant avec un cerveau positronique dans I. Robot est encore quelque chose de fictif et les fictions qui sont tirées de ce sujet nous font craindre sa venue qui tend vers un futur moyennement proche à l’échelle d'une vie humaine. Celle-ci n'est pas imminente. Les ordinateurs Hall9000 et DARYL ne sont pas 
David, personnage principal du film
AI, Artificial Intelligence
près d'arriver. Les films suivent les progrès récents des I.A. et extrapolent leurs possibilités mais la recherche tend vers ces oeuvres. Le "cerveau positronique" imaginé par Asimov à partir des progrès scientifiques est repris plusieurs fois par d'autres fictions comme vu plus haut.


  Une autre sorte d'intelligence artificielle rejoint, pour les meilleurs de sa catégorie, cette première approche. Elle semble loin des exemples cités, qui sont juste fictifs mais peut tout de même "s'adapter et évoluer"

II/ l'approche descendante

  L'approche descendante, connue sous le nom d'"I.A. faible" est comme elle le laisse entendre moins "intelligente" que l'I.A. forte. Elle vise à reproduire un comportement spécifique à l'aide d'un programme informatique créé par une intelligence supérieure. Son but est d'arriver à la phase finale d'élaboration de son système, elle a pour mission d’exécuter en entier sa tâche, rien d'autre.

  On se rappelle de Henry Ford, l'homme qui a développé le travail à la chaîne à partir de 1908. La tâche demandée était répétitive et
Robots dans une chaîne de montage autombile
ennuyante : serrer un écrou à un boulon, peindre une pièce d'automobile ou encore fixer une portière. Aujourd'hui des robots -principalement dans l'industrie - sont exploités pour remplacer des travaux jadis réalisés par l'homme. Pour les tâches pénibles : placer un moteur, c'est un vrai soulagement.

  Ces bras articulés sont pour certains pourvus d'un oeil électronique qui donne à la machine plus de souplesse : elle peut assembler des pièces qui ne seraient pas exactement au bon endroit, et la rend même capable de reconnaître des défauts de fabrication. Il faut d'abord qu'il observe le comportement à reproduire, celui-ci donc est souvent inséré "manuellement".

  Il n'évolue pas et effectue simplement les tâches qui lui sont demandées. La calculatrice comme celle qui est utilisée au lycée est un autre exemple d'approche descendante mais certaines de ces machines à calculer se rapprochent de plus en plus de l'approche ascendante.

Icône du
logiciel Siri
III/) Des formes existantes d'I.A.

  Quelles sont ces machines et programmes si complexes, pouvant faire bien plus qu'un calcul simple ou qu'une racine ?

  Il y a le moteur de recherche Google qui par son algorithme est capable de classer, trier, identifier l'information pour la restituer par une simple recherche orale, il y a Watson, le grand gagnant du jeu télévisé américain Jeopardy! Son nom vient de celui du fondateur d'IBM. Il y a l'ordinateur développé par M.I.T. avec un logiciel fait pour apprendre à jouer au célèbre jeu-vidéo Civilization. Il y a aussi Siri : une application équipant le dernier Smartphone d'Apple : un assistant vocal capable de "comprendre ce que l'on veut dire".

  Toutes ces machines et ces logiciels sont les plus connus de leur catégorie et servent d'ambassadeur, ils peuvent être qualifiés d'I.A. Ils fonctionnent à l'aide de logiciels eux-même fonctionnels grâce à un algorithme assez long ou à d'autres informations expliquées en langage de programmation.

  Mais ces calculs effectués sont dépendant du Hardware, la vitesse de ces opérations en dépend directement.

IV/ Les supercalculateurs



  Depuis 1851 différentes aides au calcul existent, celles-ci permettent à des physiciens d'avancer plus loin dans leurs réflexions en ne restant pas bloqués sur un calcul trop complexe ou juste irréalisable à la main.

  Au début, le temps gagné grâce aux bouliers était plus modeste. Après l'arrivée des calculatrices électroniques il y eut encore un gain de temps et d'énergie. Mais aujourd'hui des supercalculateurs d'une puissance de calcul de plusieurs PFlops (10¹⁵ Flops) existent. 
en BLEU : la courbe des superordinateurs              
en ROUGE : la courbe des ordinateurs pour particuliers

  Ceux-ci ont une puissance de calcul extrêmement forte et une opération de balistique ou de trajectoires des planètes est réalisable. Des calcul de prévisions météorologiques y sont aussi réalisés dans le domaine de la chimie ou de la physique. Toutes ces machines qui sont l'élite de leurs époques apparurent avant le milieu du XXeme siècle. 
Le supercalculateur Jaguar XT5 en 2008

  Une compétition à ces PFlops existe.
En plus de faire une grande publicité à l'entreprise fournisseur des processeurs et à celle qui l'assemble et le programme, ces machines à plusieurs dizaines de millions d'euros sont construites pour des grandes sociétés ou institutions comme  le supercalculateur Bull, produit par l'entreprise française du même nom, utilisé par la CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique et aux autres énergies alternatives) de 1,050 PFlops.
Grâce à cette machine, la France a la première puissance de calcul d'Europe !


  Le CEA est un établissement public industriel et commercial, on y développe entre autre  les applications de l'énergie nucléaire que ce soit dans le domaine civil ou militaire.


L'IDRIS (Institut du Développement et des Ressources Informatiques Scientifiques) qui est donc une institution française a également recours au supercalculateur notamment pour faire des calculs liés à la mécanique des fluides.
Pour réaliser cela, ils ont fait appel au supercalculateur BlueGen d'IBM.

  Tous ces ordinateurs extrêmement puissants permettent aux scientifiques, et en particulier aux physiciens avec les principaux domaines d'utilisations comme les simulations, l'étude des réactions nucléaires ou de la mécanique des fluides, de réaliser de calculs inhumains. A titre d'information, il faut plusieurs milliers de lignes d’algorithme pour faire calculer à un ordinateur un calcul lié à la balistique.




  L'approche ascendante des I.A. était il y a quelques années encore une pure fiction. Mais l'on peut se rappeler des écrans tactiles présents dans des films vieux de plus de quarante ans et aujourd'hui beaucoup utilisés. Le lien est rapidement fait, des fictions peuvent annoncer un futur éventuellement possible et cela se constate avec les travaux et les recherches actuellement réalisés dans le domaine des I.A. ces dernières années. Elles fonctionnent grâce à des algorithmes qui sont eux même des calculs. C'est à partir de cela que l'on peut affirmer que ce qui était une intelligence artificielle faible il y a quelques temps est aujourd'hui, grâce à de nombreuses recherches, qualifiées de forte.