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I Quelles sont les techniques explorées pour accélerer le calcul à partir de 1851.


Des outils et des techniques sont conçus pour aider à calculer et à compter de plus en plus vite. Plusieurs d'entre eux ont plus de deux millénaires ; d'autres plus récents sont de véritables best-sellers. Ces outils reposent sur des techniques ancestrales. La base de 10 qui est à l'origine de nos mathématiques s'inspire d'un outil naturel et omniprésent : nos dix doigts.


I/ L'origine

  Les premiers outils étaient entièrement manuels : tablette  d'argile ou de cire, table à calculer ou encore boulier, et ont inspiré  les créateurs des machines mécaniques fonctionnant principalement à l’aide d'engrenages et de cylindres ; par exemple la machine de Schickard, la Pascaline ou encore l’arithmomètre. 

II/ La démocratisation
  En 1851, une nouvelle ère industrielle est née. Plusieurs secteurs sont touchés et à ce moment beaucoup de produits sont construits en quantités.
  Le modèle de l’arithmomètre est commercialisé en 1851, son monopole sur ce marché innovant pour l'époque dure près de 40 ans avec une production presque industrielle et une utilisation européenne puis internationale.
  Cette machine très utilisée dans les bureaux allège alors le travail de milliers d'employés. Certains inventeurs reprennent l'idée de Thomas de Colmar pour l'améliorer comme Odhner, scientifique suédois, qui a mis au point la machine qui porte son nom.

  Le comptomètre est commercialisé en 1887. Il s'agit d'une machine à calculer possédant un clavier qui assemble le fonctionnement de l'arithmomètre et de la Pascaline (inventée par Pascal en 1642). Il n'y a ici plus besoin d'effectuer des tours de roues pour inscrire un chiffre il suffit de presser la touche correspondante. On s’intéressait déjà aux avantages d'un clavier.

  Elle connaît un réel succès commercial, en partie à cause de ce clavier qui permet une utilisation plus rapide. En effet, dans des publicités de la première guerre mondiale le comptomètre est appelé "la mitrailleuse du bureau". Il est constitué d'un clavier de neuf chiffres par colonne, celle-ci représente de droite à gauche les unités, les dizaines, les centaines etc. La machine est constamment améliorée depuis sa commercialisation jusqu'à la fin de sa vente dans les années 1920.
Comptomètre de Dorr Eugène Felt
  En 1889 est brevetée la calculatrice à crosse ; elle est aussi appelée arithmographe. Celle-ci a l'avantage d'être plate et donc facilement transportable mais les additions et les soustractions ne peuvent pas s'effectuer sur le même support ou la même face. En revanche, on peut y effectuer toutes les opérations fondamentales de l'arithmétique y compris les racines carrées par des algorithmes qui reposent sur ces opérations plus simples.

  Le modèle le plus populaire est l'Addiator (construit par l'entreprise allemande Addiator Gesellschaft). Cette machine est fabriquée jusque dans les années 1980 quand commencent à se populariser les machines électroniques.

Fichier:Addiator.jpg
Modèle de l'Addiator (face pour l'addition)
  Une toute nouvelle forme de calculatrice est produite en 1948 après la réussite de la Facit-t en 1932 : il s'agit de la Curta. Ressemblant à un moulin à poivre avec un corps cylindrique et une manivelle, elle est inventée par Curt Herzstark durant son emprisonnement à Buchenwald.Le scientifique était accusé d'avoir aidé des Juifs lors de la seconde guerre mondiale. Sa calculatrice permet les quatre opérations arithmétiques basiques. On entre les nombres à l'aide des curseurs sur le côté. Le résultat se trouve sur le dessus. Chaque opération s'effectue à l'aide d'une série de rotations de manivelle. Chaque tour de manivelle additionne le nombre entré au résultat et incrémente le nombre de tours.


III/ Leurs mécanismes

  La révolution industrielle fait naître de nouveaux besoins dans le développement du calcul mécanique : les calculs doivent se faire le plus rapidement et le plus efficacement possible avec un coût global minimum. Comme pour les premiers ordinateurs, le monde de la finance a connu avant le grand public ces calculatrice. Elles étaient utilisées pour des calculs financiers et principalement dans la conversion de monnaies.

  Le fonctionnement des machines mécaniques déjà citées repose principalement sur les découvertes de Pascal et de Leibniz.
 La Pascaline permet surtout d'additionner et de soustraire, elle possède un report automatique des retenues qui utilise un mécanisme composé d'une série de roues dentées reliées de façon à ce que la rotation de l'une entraîne l'avance d'un cran sur la suivante à l'aide d'un sautoir. Chaque roue comporte 10 positions. A chaque passage de la position 9 à 0, la roue voisine à gauche tourne d'un cran.


  La Pascaline effectuait les multiplications et les divisions uniquement par additions et soustractions répétées.La machine de Leibniz reprend ce concept le modifiant. Leibniz améliore cette Pascaline et crée une machine capable de réaliser automatiquement les multiplications et les divisions. Pour cela, il invente un pignon à dents de longueurs inégales où chaque dent correspond à un chiffre de 0 à 9.


Cylindre denté de Leibniz
Les mécanismes de ces machines produites à partir de 1851 reposent sur ces différentes découvertes majeures parfois plus anciennes. La construction de ces appareils repose sur les technologies développées dans le domaine de l’horlogerie : jeux d'engrenages précis, mécanismes de remontage, toutes sortes de ressorts... Nous avons pu remarquer que la révolution industrielle a permis de diffuser ces inventions  par une production en grande quantité avec un prix moins important ce qui permet alors une popularisation forte et une démocratisation de l'appareil. Ces différents appareils sont résumés dans la chronologie ci-dessous :

II la révolution informatique

  La révolution informatique ou troisième révolution industrielle, commence à partir du milieu du XXème siècle avec l'invention  des microprocesseurs, des ordinateurs de bureaux,   la démocratisation des personal computers (PC) puis la mise en place du réseau Internet. Cette démocratisation majeure de l'informatique et la création de ce réseau d'échanges  a permis à beaucoup de scientifiques, électroniciens et informaticiens de partager leurs connaissances et ainsi de progresser plus vite. 
  L'invention des calculateurs électroniques date des années 1940, mais leur application, dans le domaine civil, n'a débuté qu'au début des années 1960. Il s'agissait alors de machines énormes occupant de grandes surfaces. En 1939, John Atanasoff et Clifford Berry réalisèrent l'ABC (Atanasoff-Berry Computer), un calculateur électronique créé pour résoudre des systèmes d'équations linéaires. Celui-ci ne put jamais fonctionner correctement. John Atanasoff n'était pas le seul à s’intéresser aux calculateurs électroniques, beaucoup d'autres physiciens comme John Mauchly, John von Neumann, William Shockley ou encore Walter Brattain se mirent eux aussi à construire des calculateurs électroniques. D'autres savants s'y sont aussi interessés : Konrad Zuse, Seymour Cray, Howard Aiken et Vannevar Bush.


I/ Les superordinateurs

L'ENIAC
  En 1943, John Mauchly, aidé par un de ses étudiants J. Presper Eckert, a construit un des plus impressionnants calculateurs pour son époque. Cette machine du nom de ENIAC, pour Electronic Numerical Integrator and Calculator, (Intégrateur, électronique, numérique et calculateur) a été programmée pour résoudre tous les problèmes calculatoires.
Elle fonctionne sur une base 10, en décimal et utilise une technologie déjà ancienne, les cartes perforées. Pour programmer ce calculateur, il faut déplacer des modules. Une addition se traite en 0.2 ms, cette performance est assez impressionnante pour l'époque ce qui vaut à cette machine d'être utlilisée jusqu'en 1955. Elle sert alors par exemple à effectuer des calculs de trajectoires demandés par l'armée.


  Le Control Data 6600, créé en 1964, est un superordinateur de la société américaine Control Data Corporation. Il utilise pour la première fois un processeur superscalaire et est capable d'enregistrer des algorithmee de plus de 250.000 mots, ce qui fait environ une mémoire de 1800 ko. Avec une puissance de calcul de un MFlops, il a été l'ordinateur le plus puissant entre 1964 et 1969. 
Ce superordinateur a servi aux recherches du Département de l'énergie des Etat-Unis et du Laboratoire national de Los Alamos. 
Il a ensuite été dépassé par son successeur , le CDC 7600.




Cray I
En 1957, l’ingénieur américain Seymour Cray met au point un ordinateur fonctionnant à base de transistors. Il fonde la société Cray Research Inc. en 1972 pour développer une nouvelle technologie de supercalculateurs. Le Cray-1 est commercialisé en 1976, il est construit autour d'un processeur cadencé à 83 MHz, doté de 8 Mo de mémoire et pèse près de 5 tonnes. Il atteint la vitesse de calcul de 166 MFlops, ce qui équivaut à la puissance moyenne d'un ordinateur de bureau vingt ans plus tard. Sa conception en forme d'arc de cercle permet de réduire la longueur des différents fils. Le premier Cray-1 a été livré à "Los Almos National Laboratory".  Aujourd'hui le Cray-1 est exposé dans le Musée des sciences de Londres.
Son successeur, le Cray-2 est lancé en 1985. Il a été mis au point pour traiter d'énormes quantités de données ; il mérite le titre de calculateur le plus puissant au monde à son époque car il est capable d'effectuer simultanément onze calculs. C'est aussi le premier superordinateur à avoir dépassé le GFlops. Cette machine est capable d'effectuer simultanément plusieurs calculs grâce à ses 2 à 4 processeurs cadencés à 243 MHz et il peut accueillir jusqu’à 4 Go d'instructions, ce qui est énorme pour l'époque. La chaleur produite par les vingt-quatre modules électroniques de la machine baignent dans un liquide refroidissant : le fluorocarbone. On peut voir le Cray-2 au Musée des arts et métiers de Paris.
Le Cray-3 fus le dernier projet. Cet ordinateur n'a jamais été terminé faute de moyens, il a provoqué la faillite de Cray Research Inc. en 1995.


Le Earth Simulator fut mis en route en 2001 par NEC. Pour son époque ce fut l'ordinateur le plus puissant au monde. Il été principalement utilisé dans le domaine de simulation météorologique et sismologique. Il a une puissance de 40 téraFlops et avec cela le Earth Simulator est environ 12.000 plus puissant que les ordinateurs actuels. Cette machine est restée en première place des TOP500 pendant 3 ans.


Le premier supercalculateur américain à avoir officiellement dépassé une puissance de un pétaFlops est le Roadrunner. Il est construit en 2008, dans les laboratoires de Los Almos sous la charge de l'IBM. Il appartient maintenant au Département de l'Energie des Etats-Unis. De 2008 à 2009 il est l'ordinateur le plus puissant au monde.


Le K computer, produit par Fujitsu au RIKEN, peut atteindre une puissance de 10.51 pétaFlops et est l'ordinateur le plus puissant d'aujourd'hui. Il intègre le TOP500 en juin 2011. 




II/ Les calculatrices de poche

        La première calculatrice électronique dite de poche est apparue aux États-Unis en Janvier 1967. Il faut encore attendre quatre ans pour la voir arriver sur le marché européen.
La Datamath

La première calculatrice électronique de poche fut nommée DataMath. Elle est commercialisée par Texas Instruments en 1971.
Ses fonctionnalités sont limitées, elle n'a qu'un écran à 8 chiffres, qui fonctionne avec des diodes électroniques (DEL). Cette calculatrice pouvait effectuer les quatre opérations (soustraire, multiplier, diviser et additionner), mais ne calculait pas directement les pourcentages. Elle ne possède qu'une mémoire extrêmement petite. Jack Kilby a participé a sa création.

La HP-35
  


En 1972, un deuxième fabricant d'électronique apparaît : Hewlett-Packard, aussi appelé HP. Il lance la première calculatrice scientifique comme on la connaît aujourd'hui, la HP-35. 
Son écran est aussi à  DEL, alimenté par trois piles 1.5 V ou directement à partir du secteur. Les fonctions mathématiques (trigonométrie, exponentielles...) étaient calculées grâce à une adaptation de l'algorithme CORDIC. Le numéro 35 vient de son nombre de touches. 




Remington 661 Sperry Rand
En juin 1973 la Remington 661 Sperry Rand apparaît. Cette machine est de fabrication japonaise et fonctionne à partir d'un microprocesseur Hitachi HD 32154P.
La principale particularité de cette machine est liée à l'affichage. En effet, les nombres sont affichés par séries de 6 chiffres. Une touche spéciale permet de se déplacer dans la suite du nombre. 
Cette machine fut la première machine électronique de poche vendue dans le catalogue Manufrance 1973. Elle fut remplacée l'année suivante par les modèles  665 et 61-D.






  
L'ordinateur HP-95lx est sorti en 1991. Ce Mini-PC est le premier à être capable de supporter le système d'exploitation MS-DOS. Il a une fonction d'agenda électronique, carnet d'adresses, bloc-note. Il peut traiter des fichiers compatibles Lotus 1-2-3. Son processeur est le Intel 8086, son écran d'affichage est à cristaux liquides. Cet écran est capable d'afficher 16 lignes de 40 caractères. 


Texas Instrument a, en plus de ses nombreux produits, créé des séries de calculatrices graphiques : les TI-Nspire. La première version est apparue en France, en 2007. Cette machine possède une mémoire de 504 Kio, un écran de 94x62 pixels et comme beaucoup d'autres TI, un port USB. 
En 2010, Texas Instruments met a jour ses calculatrices en intégrant un touchpad, qui a facilité l'usage de cette calculatrice.
En 2011, l’entreprise sort encore de nouvelles calculatrices comme la Nspire CX. Elle contient en particulier un écran couleur et un corps plus fin qui facilite le transport.



Casio Computer Company est une entreprise multinationale fondée en 1946 au Japon. Elle est connue pour ses calculatrices, montres et appareils photo numériques.
En 2011, l'entreprise sort le modèle Prizm FX-série CG. Ce modèle a un écran de couleur de 384x216 pixels, un port USB et 16 Mo de mémoire.


On en conclu que la troisième révolution industrielle commence à partir des grandes découvertes faites par beaucoup de physiciens et d'autres scientifiques. Ces grandes découvertes sont surtout la création de super-ordinateurs et de calculatrices de poches électroniques. Ces calculateurs sont sortis au fur et à mesure, débutant en 1940. Aujourd'hui encore on invente différentes sortes de calculatrices de plus en plus puissantes et ordinaires. Bientôt, l'intelligence artificielle, n’étant encore il y a longtemps que de la fiction, est utilisée dans tout genre d'appareils électroniques, en partie les calculatrices électroniques. Nous verrons par la suite en quoi cette intelligence, divisée en deux sortes, nous fait faire un bond dans la science. 


Les superordinateurs sont en haut, les calculatrices en bas.



page suivante : partie III : De l'approche descendante à l'approche ascendante

III Entre l'approche ascendante et l'approche descendante

  On distingue deux approches d'intelligences artificielles. Celles-ci sont tout de même des I.A. mais leur complexité est très différente bien que pouvant avoir une base commune, le calcul.

  Les intelligences artificielles citées ci-dessous dans la première partie ne sont pas nécessairement basées sur des algorithmes mais ce sont les images qui illustrent probablement le mieux les termes expliqués.

Dave Boweman & Frank Pool dicutant de Hall9000 dans une
capsule du vaisseau Discovery One. (2001, l'Odyssée de l'Espace)
I/ l'approche ascendante

  L'approche ascendante, qualifiée d'"I.A. forte" est l'approche la plus similaire à ce qu'on imagine, à ce que nous montrent des films tels I. Robot, AI artificial Intelligence, ou encore -un des premiers- : 2001, l'Odyssée de l'espace.

  Il s'agit de partir de données élémentaires pour arriver à quelque chose de très complexe, d'imprévisible qui est alors presque quelqu'un avec un comportement humain, ou du moins, s'en approche.

  Cette I.A. peut s'adapter et sait évoluer : on peut penser à EDI, l'I.A. du film Furtif. Elle emmagasine de nouvelles informations et peut modifier son propre fonctionnement. VIKI, l'intelligence artificielle fonctionnant avec un cerveau positronique dans I. Robot est encore quelque chose de fictif et les fictions qui sont tirées de ce sujet nous font craindre sa venue qui tend vers un futur moyennement proche à l’échelle d'une vie humaine. Celle-ci n'est pas imminente. Les ordinateurs Hall9000 et DARYL ne sont pas 
David, personnage principal du film
AI, Artificial Intelligence
près d'arriver. Les films suivent les progrès récents des I.A. et extrapolent leurs possibilités mais la recherche tend vers ces oeuvres. Le "cerveau positronique" imaginé par Asimov à partir des progrès scientifiques est repris plusieurs fois par d'autres fictions comme vu plus haut.


  Une autre sorte d'intelligence artificielle rejoint, pour les meilleurs de sa catégorie, cette première approche. Elle semble loin des exemples cités, qui sont juste fictifs mais peut tout de même "s'adapter et évoluer"

II/ l'approche descendante

  L'approche descendante, connue sous le nom d'"I.A. faible" est comme elle le laisse entendre moins "intelligente" que l'I.A. forte. Elle vise à reproduire un comportement spécifique à l'aide d'un programme informatique créé par une intelligence supérieure. Son but est d'arriver à la phase finale d'élaboration de son système, elle a pour mission d’exécuter en entier sa tâche, rien d'autre.

  On se rappelle de Henry Ford, l'homme qui a développé le travail à la chaîne à partir de 1908. La tâche demandée était répétitive et
Robots dans une chaîne de montage autombile
ennuyante : serrer un écrou à un boulon, peindre une pièce d'automobile ou encore fixer une portière. Aujourd'hui des robots -principalement dans l'industrie - sont exploités pour remplacer des travaux jadis réalisés par l'homme. Pour les tâches pénibles : placer un moteur, c'est un vrai soulagement.

  Ces bras articulés sont pour certains pourvus d'un oeil électronique qui donne à la machine plus de souplesse : elle peut assembler des pièces qui ne seraient pas exactement au bon endroit, et la rend même capable de reconnaître des défauts de fabrication. Il faut d'abord qu'il observe le comportement à reproduire, celui-ci donc est souvent inséré "manuellement".

  Il n'évolue pas et effectue simplement les tâches qui lui sont demandées. La calculatrice comme celle qui est utilisée au lycée est un autre exemple d'approche descendante mais certaines de ces machines à calculer se rapprochent de plus en plus de l'approche ascendante.

Icône du
logiciel Siri
III/) Des formes existantes d'I.A.

  Quelles sont ces machines et programmes si complexes, pouvant faire bien plus qu'un calcul simple ou qu'une racine ?

  Il y a le moteur de recherche Google qui par son algorithme est capable de classer, trier, identifier l'information pour la restituer par une simple recherche orale, il y a Watson, le grand gagnant du jeu télévisé américain Jeopardy! Son nom vient de celui du fondateur d'IBM. Il y a l'ordinateur développé par M.I.T. avec un logiciel fait pour apprendre à jouer au célèbre jeu-vidéo Civilization. Il y a aussi Siri : une application équipant le dernier Smartphone d'Apple : un assistant vocal capable de "comprendre ce que l'on veut dire".

  Toutes ces machines et ces logiciels sont les plus connus de leur catégorie et servent d'ambassadeur, ils peuvent être qualifiés d'I.A. Ils fonctionnent à l'aide de logiciels eux-même fonctionnels grâce à un algorithme assez long ou à d'autres informations expliquées en langage de programmation.

  Mais ces calculs effectués sont dépendant du Hardware, la vitesse de ces opérations en dépend directement.

IV/ Les supercalculateurs



  Depuis 1851 différentes aides au calcul existent, celles-ci permettent à des physiciens d'avancer plus loin dans leurs réflexions en ne restant pas bloqués sur un calcul trop complexe ou juste irréalisable à la main.

  Au début, le temps gagné grâce aux bouliers était plus modeste. Après l'arrivée des calculatrices électroniques il y eut encore un gain de temps et d'énergie. Mais aujourd'hui des supercalculateurs d'une puissance de calcul de plusieurs PFlops (10¹⁵ Flops) existent. 
en BLEU : la courbe des superordinateurs              
en ROUGE : la courbe des ordinateurs pour particuliers

  Ceux-ci ont une puissance de calcul extrêmement forte et une opération de balistique ou de trajectoires des planètes est réalisable. Des calcul de prévisions météorologiques y sont aussi réalisés dans le domaine de la chimie ou de la physique. Toutes ces machines qui sont l'élite de leurs époques apparurent avant le milieu du XXeme siècle. 
Le supercalculateur Jaguar XT5 en 2008

  Une compétition à ces PFlops existe.
En plus de faire une grande publicité à l'entreprise fournisseur des processeurs et à celle qui l'assemble et le programme, ces machines à plusieurs dizaines de millions d'euros sont construites pour des grandes sociétés ou institutions comme  le supercalculateur Bull, produit par l'entreprise française du même nom, utilisé par la CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique et aux autres énergies alternatives) de 1,050 PFlops.
Grâce à cette machine, la France a la première puissance de calcul d'Europe !


  Le CEA est un établissement public industriel et commercial, on y développe entre autre  les applications de l'énergie nucléaire que ce soit dans le domaine civil ou militaire.


L'IDRIS (Institut du Développement et des Ressources Informatiques Scientifiques) qui est donc une institution française a également recours au supercalculateur notamment pour faire des calculs liés à la mécanique des fluides.
Pour réaliser cela, ils ont fait appel au supercalculateur BlueGen d'IBM.

  Tous ces ordinateurs extrêmement puissants permettent aux scientifiques, et en particulier aux physiciens avec les principaux domaines d'utilisations comme les simulations, l'étude des réactions nucléaires ou de la mécanique des fluides, de réaliser de calculs inhumains. A titre d'information, il faut plusieurs milliers de lignes d’algorithme pour faire calculer à un ordinateur un calcul lié à la balistique.




  L'approche ascendante des I.A. était il y a quelques années encore une pure fiction. Mais l'on peut se rappeler des écrans tactiles présents dans des films vieux de plus de quarante ans et aujourd'hui beaucoup utilisés. Le lien est rapidement fait, des fictions peuvent annoncer un futur éventuellement possible et cela se constate avec les travaux et les recherches actuellement réalisés dans le domaine des I.A. ces dernières années. Elles fonctionnent grâce à des algorithmes qui sont eux même des calculs. C'est à partir de cela que l'on peut affirmer que ce qui était une intelligence artificielle faible il y a quelques temps est aujourd'hui, grâce à de nombreuses recherches, qualifiées de forte.